Abus d’alcool

L'histoire de Sophie*

Résumé de la situation de départ

Sophie* est âgée de 36 ans et elle me consulte pour avoir du soutien dans sa réflexion quant à sa consommation d’alcool. Sophie mentionne qu’elle ne sait pas trop où elle en est. Elle a l’impression de ne pas abuser d’alcool, ni de souffrir d’une dépendance mais elle avoue, que parfois, c’est difficile de s’en passer et elle y pense même au travail.

De plus, elle a manqué le spectacle de danse de sa fille de 8 ans car elle se sentait un peu amochée et avait honte d’être présente dans cet état. Elle ajoute une petite information supplémentaire : elle a perdu son permis de conduire en raison d’une intervention policière où son taux d’alcool s’était avéré trop élevé. Elle mentionne qu’à cette époque, cela lui avait servi de leçon et elle avait pu mieux gérer sa consommation d’alcool afin d’éviter de nouveaux démêlés avec la justice.

Sa bonne volonté n’a pas suffi et elle se retrouve parfois dans une impasse ne pouvant conduire son véhicule en raison de l’antidémarreur. Sophie remarque aussi que cela affecte sa concentration. Elle dit observer qu’elle souffre d’anxiété et d’insomnie alors que l’alcool était auparavant un bon moyen de se détendre.

Approche proposée

J’ai tout d’abord remercié Sophie pour son ouverture et la confiance démontrée. J’ai ensuite procédé à l’évaluation du fonctionnement social de Sophie pour comprendre le contexte (identification, demande, situation actuelle, besoins, caractéristiques de Mme et de son environnement, opinion clinique et recommandations).

Nous avons discuté des objectifs à atteindre et de ses attentes face à mes services. Je lui ai fait part de ma manière de fonctionner, des outils que je souhaite utiliser et les approches sur lesquelles je m’appuie dans mes interventions. Ensemble, nous avons convenu du plan de match et c’est à partir de cela que nous avons établi les bases de notre collaboration.

Sophie a pu approfondir sa réflexion en toute confiance, elle s’est ouverte et a nommé se sentir entendue sans jugement. Au fil des rencontres, elle a tiré elle-même ses conclusions personnalisées et a décidé de s’impliquer activement dans son parcours de sobriété.

Déroulement des interventions

En date du jour, nous nous sommes rencontrées à 6 reprises, dont les 3 premières étaient hebdomadaires pour ensuite se revoir aux 2 semaines.

Sophie est fière de sa reprise de pouvoir face à son problème de consommation. Elle a fait de grands pas vers une vie plus saine et il a décidé de maintenir le suivi aux 3 semaines afin d’explorer d’autres facettes qui ont eu un impact sur le développement de sa mauvaise habitude.

La santé globale

Reprenez le pouvoir

Améliorer son bien-être passe par une bonne hygiène de vie, notamment la gestion de votre consommation d’alcool et/ou de drogue. L’abus de substances intoxicantes est très néfaste sur la santé :

• physique (fatigue, dommages au foie, affaiblissement de la thyroïde, ulcères d’estomac, agitation nerveuse, etc.)
• mentale (anxiété, dépression, confusion, schizophrénie, insomnie, etc.)
• émotionnelle (humeur, agressivité, honte, suspicions, etc.)
• sociale et relationnelle (conflits, problèmes financiers, perte d’emploi, divorce, mensonges, etc.)

Chantal Roy - Travailleuse social (T.S.) | Intermotiv

Apprenons à faire connaissance

Planifiez une première rencontre avec moi.

Une personne qui ne boit pas d’alcool n’est pas plate, ennuyante ou moins agréable à côtoyer. Il peut y avoir plein de raisons derrière la sobriété, que ce soit lié à des troubles de consommation ou pas du tout : peu importe les raisons, c’est légitime et personne n’a à se justifier.

déconstruire les mythes

Consulter les autres histoires de cas